Une thèse centrale, vingt ans de constance
Repères — d'où viennent ces travaux
Quinze ans séparent la première alerte de la première synthèse. Chaque jalon ci-dessous est adossé à une pièce publiée et datée — études, ouvrages, agréments, reconnaissances de tiers.
Bruno Brochenin publie Où va l'entreprise ? Organisation et dérives : le diagnostic des logiques organisationnelles et de leurs effets sur le travail.
Éditions Eska, 2010Première édition de l'étude nationale de l'IBET©, sur données officielles 2009 (DARES, CNAMTS), plus de 18 millions de salariés : indice global de 0,77 et équation fondatrice — engagement et désengagements se complètent à l'unité.
Rapport d'étude, Mozart Consulting, septembre 2011L'IBET© est agréé « innovation sociale » par le pôle de compétitivité mondial Finance Innovation.
Agrément du 9 avril 2014Conception du parcours « Les aventures d'un manager collaboratif », déployé depuis en entreprise : la matière des ouvrages est éprouvée face à des managers réels avant de devenir des chapitres.
Supports de formation, 2014-2016Bruno Brochenin publie L'engagement collectif dans l'entreprise, part magique de la performance : le modèle du cercle magique.
L'Harmattan, 2019Bruno Brochenin publie Indice de bien-être au travail : on compte tout sauf ce qui compte, préfacé par Victor Waknine : les fondements théoriques de la mesure.
L'Harmattan, 2024Écriture du diptyque — Les quatre postures du dialogue managérial et Construire l'engagement réciproque — où la fiction incarne quinze ans de matière éprouvée.
À paraîtreSeuls les jalons majeurs figurent ici. Chronologie complète, pièce par pièce ↗
Livres
Pourquoi ce livre ↓
Je l'ai écrit en 2010, au lendemain de la crise financière, à l'aube des smartphones, après vingt ans passés dans l'organisation de grandes entreprises. J'y étais consultant, c'est-à-dire à la place très particulière de celui qu'on appelle pour arranger les choses et qui voit, de l'intérieur, pourquoi elles ne s'arrangent pas.
Je ne voulais pas d'un essai qui décrète : vingt-quatre personnes ont accepté de raconter leur travail, et ce sont elles qui portent le livre. Mon rôle a surtout consisté à ne pas les trahir, puis à montrer que leurs situations, prises ensemble, ne relevaient pas de la malchance individuelle mais d'une architecture.
Ce livre pose un diagnostic ; il ne dit pas ce qui pourrait tenir à la place. Il m'a fallu neuf ans pour en proposer un modèle, et cinq de plus pour en construire la mesure. Relu aujourd'hui, il a vieilli par ses décors — les téléphones ont changé, les logiciels aussi. Je le trouve intact sur l'essentiel, et je préférerais me tromper.
Pourquoi ce livre ↓
Neuf ans séparent celui-ci du premier, et je sais aujourd'hui pourquoi il m'a fallu tout ce temps. Le diagnostic était posé ; restait la question que je ne savais pas traiter : qu'est-ce qui, alors, fait tenir un collectif ? J'ai mis ces années à comprendre que la réponse n'était pas technique.
Le mot « magique » du sous-titre n'est pas une coquetterie. Un jour, aux États-Unis, devant une salle de cadres à qui je n'allais certainement pas parler d'« hyperespace cindynique du danger », j'ai dit magic circle. Ils ont adoré et se sont mis à prendre des notes. J'ai compris ensuite que je n'avais pas seulement traduit : j'avais nommé quelque chose que les modèles d'ingénieur ne peuvent pas dire.
Une organisation ne produit rien par ses procédures ; elle produit dès lors que ses acteurs entrent dans le cercle et y croient assez pour s'y engager. C'est ce que Hubert et Mauss décrivaient du rite en 1903, et c'est ce que je vois tous les jours en entreprise.
Pourquoi ce livre ↓
Le titre m'a été soufflé par une formule attribuée à Einstein, selon laquelle l'ensemble de ce qui compte ne peut pas être compté et l'ensemble de ce qui peut être compté ne compte pas. J'y ajouterais ceci : la norme comptable internationale compte tout sauf ce qui compte, et cela n'a rien d'une fatalité technique. C'est un choix, ancien, qui range l'humain du côté des charges et jamais des actifs.
Ce livre est né d'un débat de plusieurs années avec Victor Waknine. Sa proposition avait pour moi cette qualité rare de ne pas reposer sur du déclaratif : l'indice se calcule à partir des données sociales que toute entreprise produit déjà — absences, ruptures, accidents —, c'est-à-dire à partir d'actes et non de perceptions. Mesurer des comportements plutôt que des opinions change tout.
Le lecteur y trouvera de la psychologie, de l'anthropologie, de l'histoire politique française et de la comptabilité, ce qui déroutera peut-être. Je l'assume : on ne comprend pas pourquoi une mesure manque si l'on ignore ce que cette absence arrange.
Ma bibliothèque de travail est ouverte sur Babelio : retrouvez-y les auteurs qui nourrissent ces pages — et laissez votre avis sur ceux que vous aimez aussi. Découvrir ma bibliothèque ↗
Neuf de ces ouvrages fondent mes travaux — de Diel à Scott. Pour chacun, pourquoi il compte. Les auteurs qui m'inspirent ↗
Contributions et articles
Cinq de ces contributions font l'objet d'une note détaillée : ce que chaque invitation a ouvert. Lire les notes ↗
Pour la plus récente, Démocratie(s) en action, j'ai développé une lecture élargie de tout l'ouvrage collectif. Découvrir ↗
Outils conceptuels
Formation — Les aventures d'un Manager Collaboratif
Collaborations
Collaboration intellectuelle principale
De la lettre à l'Élysée de septembre 2008 aux travaux d'aujourd'hui : la trajectoire du concepteur de l'IBET, et les pièces qui la datent. La trajectoire de Victor Waknine ↗
D'une tout autre nature, une collaboration éditoriale avec Jacques Delga, professeur de droit à l'ESSEC : quatre ouvrages collectifs, et la méthode d'un homme qui ouvre le droit sur la société. La collaboration avec Jacques Delga ↗
C'est Jacques Delga qui m'a présenté Jean-Luc Laffargue, directeur de la revue Qualitique, où ont paru quatre de mes articles entre 2011 et 2012. Jean-Luc Laffargue et la revue Qualitique ↗